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LA VALEUR L’EMPORTE SUR LA CROISSANCE

Sous-évaluation vs exagération

Nous préférons les actions de valeur car à long terme, elles surclassent les actions de «  croissance ». Ceci est encore plus vrai du côté des entreprises à petite ou moyenne capitalisation.

Le graphique Ibbotson ci-dessous, qui couvre près de 40 ans, illustre clairement qu’à long terme, la « valeur » éclipse facilement la « croissance » dans le cas des titres de sociétés à petite, moyenne et grande capitalisation. C’est logique puisque par définition les « actions de valeur » sont peu chères, leurs prix étant généralement déterminés en fonction des résultats historiques car leurs taux de croissance sont plus lentes. Quant aux « actions de croissance », leurs prix sont généralment chèrs étant déterminés en fonction des résultats prévus car leurs taux de croissance élevés sont souvantexagérés  par les analystes et les banquiers.

Les actions de valeur dépassent souvent les attentes modestes, ce qui donne lieu à des surprises positives et à un rendement supérieur. À l’inverse, il n’est pas rare que les actions de croissance ne soient pas à la hauteur d’attentes élevées à leur égard, causant déception et sous-performance. Les actions de valeur gagnent éventuellement la faveur des investisseurs et sont relevées à leur juste valeur, tandis que les actions de croissance perdent de leur lustre et redescendent à leur juste valeur. La performance supérieure des actions de valeur est encore plus marquée pour les titres à petite et moyenne capitalisation, car ils se négocient habituellement à une décote encore plus importante en raison de leur illiquidité ou de l’absence de couverture de la part des analystes. Ces entreprises sont en outre en mesure d’afficher des taux de croissance supérieurs à ceux des grandes sociétés.